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31 Mar

Mon cher Gad

Publié par labelette  - Catégories :  #People OK j'en parle

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Mon cher Gad, 

Découvrant ton visage à la une de tous les magazines français en cette période où en effet, il y a de quoi braquer les projecteurs sur quelqu'un comme toi - pardon, Nabila le mérite aussi - j'ai eu envie de t'écrire ce message qui saura, je n'en doute pas, toucher ton âme sensible.

Cher Gad, tu dois savoir qu'il y a une quinzaine d'années, j'étais parmi tes premiers spectateurs. Dans ce petit théâtre de Trévise, nous étions une poignée de chanceux, hilares et tout émus à l'idée que ouais, il va cartonner, lui, c'est sûr, c'est hyper dôle, c'est hyper drôle. En sortant, je m'étais dit que si j'avais été mécène, j'aurais investi pour toi, pour ta fraîcheur (toi et moi, on a ça en commun) et pour ton humour drôle.

Je crois n'avoir autant jamais renversé la tête pour déployer ma gorge pendant un spectacle.    

Et puis... J'ai eu raison. 

J'avais encore déniché un talent (j'ai tout de suite cru en Laeticia Casta et Bérénice Béjo, pour ne citer qu'elles) (Pup pourra témoigner que j'ai souvent été précurseur) (et moi, qui me déniche?).

La France qui vivotait entre Bigard et Palmade tenait avec toi une nouvelle forme de comique.

Un vrai comique.

On admirait l'expressivité de tes sketches auxquels on s'identifiait, ton art de la gestuelle et du mime plus vrais que nature. Nous étions, toi et nous, de la même bande.

Tu as enchaîné les spectacles et le succès venant, tu es entré dans le monde du cinéma. D'emblée, on t'a tous trouvé nul, mais on était contents pour toi. 

Il a réussi, le petit. 

Toi qui faisais du cinéma, c'était un peu nous. Tu étais gauche et frais, toujous frais, on sentait que tu avais à coeur de bien faire, de ne pas passer pour un con. De ne pas voir tes rêves s'effondrer. Alors nous, comme on t'aimait bien, on disait allez, la vérité, si ça te fait plaisir du faire du cinéma, c'est bien, mon fils. 

Tu fis des millions de déçus en remplaçant Vincent Elbaz dans le deuxième opus de La Vérité si je mens. Te vautras en comédien, puis en réalisateur (ah, Coco...). Ta crédibilité dans La Rafle était proche de celle d'Aymeric Caron en journaliste. Et puis, sortit le Grand Capital de Costa Gavras, tu en avais le rôle principal, et tu incarnais un financier.

Cette fois, tu étais dans la cour des grands, et ce qui au départ était frais et mignon se transformait en imposture pure et dure.   

Parce que voilà, au fil des années, tes salles de spectacle ont grossi et ta tête aussi. Succès sur succès, c'est sûr, ça ne facilite pas les choses. Enfin, j'imagine.

S'entendre dire qu'on est génial, à force, ça donne une petite confiance en soi, hein.

Toi qu'on adorait voir mimer des scènes de lecture de carte au restaurant ou des chorégraphies hasardeuses en soirée, on finissait par ne plus t'apprécier ailleurs que dans ces moments-là qui, d'ailleurs, commençaient à se raréfier.

Tu t'es mis en mode surexposé (attention la surexposition, ça gâche la qualité de l'image), balançant d'improbables tweets supposés drôles ou prenant position sur des sujets de société d'une façon totalement déconnectée. 

Déconnecté, c'est le mot. 

Cher Gad, je n'ai raté aucun de tes spectacles. Même s'ils devenaient de plus en plus inégaux, deux sketches de toi valaient toujours plus le coup que trois heures de Titoff. 

J'ai toujours regardé avec cet attendrissement qui caractérise les tricentenaires ta carrière prendre tournure, j'étais un peu fière de toi, tu vois. 

J'ai même réservé en décembre des places pour ton show de juin (tu fais des shows maintenant, elle est loin l'époque où on payait 10 euros la place pour être au premier rang...).

Tu vois, j'y mets du mien, vraiment, pour croire que tu es resté celui qui me faisait mettre la gorge en arrière.

Mais il y a quelque temps, mon amie qui bosse dans le cinéma me disait que tu ne pouvais plus te la péter et qu'il "fallait voir" comment tu blindais tout par rapport à ton image etc.

Elle a même ajouté, en chuchotant au cas où mon appart soit sur écoute, que toute la presse savait pour ta relation avec Charlotte mais que "on n'avait pas intérêt à l'ouvrir" (j'ai eu tellement peur que j'ai même pas osé en parler sur mon blog).

Simplicité quand tu nous tiens.

Hum, chérie, on va la jouer discrets, attendons un petit événement pour notre première sortie officielle.  

LE BAL DE LA ROSE.

En soi, bon, certes, on peut ricaner en voyant Gad et Charlotte côte à côte, elle sublime dans son royaume et lui, air benoit du mec qui a atterri là après avoir gagné à un tirage au sort - imposture, suite.

Mais comme pourrait dire Marc Lévy, et Morandini aussi, tout est possible.

Après tout, une égérie Gucci, princesse de Monaco et petite-fille de Grace Kelly peut parfaitement s'amouracher d'un mec qui sait imiter la chêvre de Monsieur Seguin.

Tout cela resterait du domaine du "bon, ils sont mignons" si monsieur ne se la jouait pas "Je suis resté simple", nous offrant sur divers reportages d'insipides couplets en mode "Si, si, elle et moi, on est du même monde, celui des gens, celui de l'amuuuuur" et feignant l'étonnement lorsque des journalistes l'interrogent sur le fait que "ça doit vous changer, quand même".

J'aimais bien Gad Elmaleh jusqu'à ce passage dans l'émission qui retrace son séjour londonnien à l'occasion de son spectacle au Royal Albert Hall (reportage où tout a senti le calcul, le jeu - alors qu'il est mauvais comédien) :

on le voit passer l'aspirateur dans la petite salle de spectacle où il répète. 

Vous passez vous-même l'aspirateur?

Eh oui, vous savez, ça fait aussi partie du métier, parfois. 

Puis, il se sent obligé d'ajouter :

Mais je vous rassure, si quelqu'un était là pour le faire, ce n'est pas moi qui le ferais.

Gad, arrête ton cinéma.

 

 

Commenter cet article
A
L'écrivain copie alloué réelle fera l'objet certainement sans frais étant donné que c'est le plan de notre propre compagnie d'assurance. Nous voulons que vous soyez complètement satisfait de la suite de chacune de notre coopération et nous préconisons dans vos amis proches.
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S
Looks like she is not so happy with the outrageous rush of crowds she is being faced within a recent times. Well we cannot blame her. Girls love attention but this does not apply when she is out with her loved one. Well good snap by the photographer.
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C
I really enjoyed going through your message! Each and every situation is detailed in the message! I wonder how he remembers all these things even after fifteen years! Thanks for sharing this document with us!
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P

Je confirme que tu as toujours été précurseur. Je me rappelle même que tu as dit en apprenant la relation entre Vanessa Paradis et Johnny Depp (c'est-à-dire il y a deux siècles) "on aura tout vu"
(authentique).


Maintenant je me sens obligée de souligner que lors de ce (ridicule) bal de la rose, Charlotte portait des chaussures ignobles (si, si, on le voit sur les photos).
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L


Je suis tout émue d'apprendre que j'ai dit une phrase aussi brillante et originale!



M

SI siiiii ! avance ta theorie!


En attendant la mienne : J aime bien Natash' et je veux qd meme savoir la reponse a la question de Caron et voir comment ils s en sortent (ceux qui sont sur le fauteuil electrique)
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M

@ Miaou


+++ Good girl!


En fait on doit dire ABC : Aymeric-Brushing-Caron...Ah! Pour les deux autres? Euh... La Belle et (...le Clochard?)(mméchante, va!)...le Seigneur.Voilà. Simple, on a dit.
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L


C'est votre fils caché, Gad? 



M

Je hais Caron! Pourtant quand je le vois, je zappe pas, chelou...Mais Je deteste son air megahypocrite et son petit ton..


A part ca, on doit dire Princesse Charlotte Elmaleh ou Prince Gad Lamborghini?
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L


 J'ose pas avancer de théorie sur pourquoi tu zappes pas en voyant Caron...


 



M

Ouch!


Pauvre Gad. Personne ne devrait mériter d'être comparé à Aymeric-Prince-Valiant-à-2-balles-Caron.


Si grave soit la faute.
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L


Je savais que l'image vous parlerait.



F

Oh, j'ai oublié de mettre des guillemets à "pertinent", ça y est, trois commentaires chez la Belette et je prends la grosse tête comme Gad ;-)
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L


T'as de ma marge...



F

J'ai lu un article l'an dernier (sais plus où...) qui mettait le doigt sur un point important de la société actuelle : pour être "accompli" de nos jours il faut être un slasheur. Comédien /
chanteur / créateur d'une ligne de vêtement / égérie d'un parfum. Comme si le salut n'existait que dans la multiplication des casquettes. Alors que parfois (souvent ? ;-) ) il suffit de faire une
chose mais de la faire bien.


 


A part ça, je veux bien postuler dans la catégorie "lecteur qui a lu quelque chose de pertinent sur le sujet du jour mais qui ne note pas ses sources" (je lis beaucoup c'est pas ma faute) je
crois que ça fait plusieurs fois que je te fais le coup :-)
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L


J'ai lu le même article, je sais pas où non plus. Je suis comme toi...



S

Je te sens un tout petit peu énervée, chère Belette ;-). Hélas, le cas Gad est applicable à 99 % des comédiens, artistes, créateurs, je pense.


Dommage que Vincent Elbaz ne fasse pas de one man show, je parie qu'il est resté simple.


Et toi, chère Belette, on est des milliers de lecteurs à t'avoir déniché, hein!
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L


Enervée, c'est un grand mot ;)


C'est vrai, tu m'as dénichée? Trop fière!



S

Joyeuses Paques Gad, l'hiver se termine mais tu as déjà tes habits pour le prochain.
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L


Mais non, c'est resté tout doux...



L

Trop bien envoyé la belette ! Pourvu qu'il te lise et que son melon rétrecisse ! Mais est-ce encore possible ?
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L


Il me lit, c'est sûr!



G

C'est pas ton anniversaire Gad mais un peu quand même. J'espère que tu sauras apprécier, surtout qu'en fait d'imposture, tu peux difficilement rivaliser avec la Belette ! 
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À propos

Avec des lunettes multi-filtres, pour nous offrir un peu d'air frais.