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30 Jan

Peut-on casser la ligne éditoriale d'un blog?

Publié par labelette  - Catégories :  #La réflexion du jour

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Comme vous l'avez remarqué, ma "ligne éditoriale" soutenue et maintenue avec allégresse depuis le premier jour, s'est quelque peu transformée en un spectacle graphique assez original.

En même temps, une ligne éditoriale, ça se la joue je vais tout droit, alors que dans le genre cercle, on fait pas mieux. 

Je ne sais plus qui me disait (ah si, tout le monde), cette histoire, c'est "un mal pour bien" (pas très recherché, mais explicite) (c'est comme chat échaudé craint je sais plus quoi).

Il faut reconnaître que si deux personnes m'ont fait tomber dans le précipice, elles n'ont pas eu grand chose à faire, puisque j'étais déjà GRAVE AU BORD (expression à mettre au rang de mes plus belles formules). 

Et je n'étais pas grave au bord parce qu'une soucoupe volante venait de m'y déposer, mais parce que, depuis le premier jour, je m'y dirigeais tranquillement, avec ce sentiment ambivalent de quelqu'un qui ne veut pas mais fait quand même (un peu con-con, quoi).

En relisant quelques-uns de mes billets préhistoriques, j'ai constaté avec un effarement mêlé d'un non-effarement les plus totaux que j'avais prévu tout ce qui se passerait (enfin, j'avais pas prévu cette manière-là).

Je suis allée vers le précipice alors que je savais parfaitement que j'avais le vertige. Et que je risquais de me casser la gueule (c'est le principe du précipice) (sinon, c'est une prairie) (quoique, Laura Ingalls s'est aussi cassée la gueule dans la prairie). 

Je savais qu'à un moment, mon blog, exposé aux quatre vents, rencontrerait quelque... hum, grain de sable, grippant sa fantastique mécanique (je rends là un hommage subtil à mon blog de l'époque "ligne droite").

Comme je l'expliquais lundi (veinards que vous êtes, c'est un vrai feuilleton, ici), savoir chez moi, c'est comme ne rien savoir, c'est abstrait. Alors que tomber dans un précipice, c'est du bon, du lourd, du concret. Trop bien.

J'ai précipité la chute, histoire d'arriver directement en bas. 

En bas, inutile de vous dire que je n'en menais pas très large. Putain, c'est vraiment de la merde, ma mécanique, si un sable grain de sable suffit à tout planter.

Des infirmières (de toutes sortes) (certaines n'étaient peut-être pas des infirmières, maintenant que j'y pense) sont arrivées après avoir entendu le choc (le poids des tartes au citron).

Une Belette au sol, une Belette au sol!!!

J'ai été une malade un peu pénible, du genre j'ai mal partout ne me touchez nulle part, bon si finalement d'accord donnez-moi des soudeurs d'os, mais non pas un anti-douleur, je vais pas en prendre à chaque fois, putain mais c'est sûr que vous êtes infirmières, bon ça y est, c'est bon là? Vous m'avez donné un anesthésiant? Je sens plus rien!!! Comment ça, il faudrait savoir?

Elles ont fait leur max, et moi, j'y ai mis du mien, j'ai fait tous les exercices de rééducation et tout et tout.

J'étais fin prête à remonter, avec leurs derniers conseils.

"La Belette, ça y est, tu peux remonter tranquille. Regarde, ya des gens qui te font coucou là-haut (mais je vois pas bien, j'ai l'impression qu'il y a des gens qui sont là et ne me font pas du tout coucou) (tu t'en fous, fais coucou aussi). T'es comme neuve, alors vas-y, et reprends comme avant".

D'accord. Merci. Occupez-vous de l'autre blogueuse qui vient de se scratcher là-bas, je vous laisse. Vous avez grave assuré.

Aussitôt remontée, putain, mais je ne suis pas du tout comme neuve, c'est quoi ces conneries?

Attends, t'es sûr que c'est dans 5 jours qu'on part à Auschwitz? 

Et voilà, je suis revenue, avec des textes pas éditorialement corrects. Pas légers-légers, quoi. 

On veut des people, des nounous et du serrurier, là, on n'en peut plus, m'ont glissé quelques lecteurs.

J'avais en quelque sorte rompu le pacte tacite. 

On vient pour du léger, nous. 

Alors, j'ai réfléchi, et je me suis demandée si la "ligne éditoriale" était réellement celle que je croyais, celle qui était d'ailleurs reçue comme telle. 

Un même blog pouvait-il abriter des agacements nounouesques, des poissonneries cartevitalovores et un témoignage parfaitement ancré sur un voyage à Auschwitz?

Oui.

Il est là, le mal pour le bien. 

J'ai découvert un nouveau style, plus fort que la ligne. Le trait éditorial.

Parcouru par plusieurs lignes qui vont dans tous les sens, lui, va tout droit. 

Le trait était là depuis le début. 

Ouf, je commençais à tourner en rond. 

 

 

 

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E

D'accord avec Ginger !


T'es quand même chez toi quoi ZUT à la fin !


Si on a envie de manger de la galette des rois pendant que d'autres font des crêpes, on a le droit quoi !
Répondre
G

Vu qu'on peut casser les pieds à quelqu'un, je pense qu'on peut très bien casser la ligne éditoriale d'un blog. Après, ce n'est que mon avis...
Répondre
L


C'était la preuve qui me manquait. 



J

Non. Dans la voix du tous azimuths, de la plus grande liberté, des changements de ton et de sujets, des expériences, de l'exploration.
Répondre
L


Ouf, merci!!!



A

L'intérêt d'un blog c'est aussi de pouvoir passer d'un genre à un autre, au gré de nos états d'âmes. Ce n'est peut-être pas une ligne droite, peut-être une ligne de crête, avec ses sommets, ses
montées, ses descentes et ses plats.
Répondre
L


Oui, tu as raison, mais cela part du principe que le blog portait déjà ces nuances, ce qui n'était pas le cas du mien (avant, vous l'aurez compris). Toi, tu peux te le permettre !



J

Étant un fervent défenseur de  la ligne éditoriale : marabout-de ficelle-de cheval-de course-à pied - à terre - de feu -follet-de vache-de ferme depuis quelques années déjà, je ne peux que
t'encourager dans cette voie-voix ! 
Répondre
L


Dans la voie du retour à la précédente voie?



E

La ligne est droite... mais la pente est rude !
Répondre
L


Mais je n'oblige personne à la monter avec moi ;)



L

Mais pourquoi ? on est pas obligé(e)s d'avoir une ligne de quoique ce soit,  si ? On peut juste être soi-même, c'est pour cela que les blogs, c'est assez magique.
Répondre
L


Bien, oui, bien sûr, c'est plus facile si l'on part d'emblée dans l'idée de parler de soi sans "axe" particulier. J'en avais pris un, tous mes textes étaient sur une certaine tonalité, avec
certains choix de sujets. Rien n'est obligatoire avec les blogs, c'est en effet le bon côté!



F

Moi je prends tout, la nounou, le serrurier, Auschwitz et les références (pointues) aux séries des années 80. Peu importe de quoi tu parles et quel ton tu emploies, c'est ta façon de faire qui me
plaît et aussi la surprise dès que j'ouvre la page. Je ne sais jamais à quoi m'attendre. Même les horaires de publication recèlent leur petit suspense ;-)


Voilà, alors, je suis nominée pour l'award du lecteur le moins chiant ? Je vais préparer mon discours.


 
Répondre
L


Quelle excellente idée, très drôle ! Et oui, tu es très bien positionnée, commence déjà à peaufiner ton texte ;)



S

Je sens qu'il y aurait un sujet à traiter sur la famille Ingalls ; je crois qu'on aurait tous aimé que ce soit l'odieuse Nelly Olson qui se casse la figure. Pour ce qui est de la ligne
éditoriale : WTF comme on dit de nos jours. Sois punk : casse tout, on aimera quand même.
Répondre
L


Punk, merci, j'ai de la marge!!!! je vais réfléchir à cette question des Ingalls. 



J

Avant tout, "il est bon de suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant." 
Répondre
L


C'est de toi ou de Spinoza ? (j'ai dit au pif, je sais bien que c'est de toi, c'est si brillant)


Mais comment on sait si on monte dans le bon sens? 



S

L'essetiel, c'est de ne pas tourner en rond...
Répondre
L


Oui, enfin, on n'échappe jamais complètement à soi-même... 



V

Je me dois d'intervenir, là.


C'est Carrie et non Laura qui se plante dans la prairie. Du moins dans le générique.


Pas de fausses informations dans cette nouvelle ligne électorale, s'il vous plaît bien !


Sinon, j'ai rien compris, mais ça m'plaît comme ça ! ^^
Répondre
L


J'ai répondu juste avant au même commentaire. Ah tout de suite, dès qu'on parle des Ingalls, ça réagit. 


Pour comprendre ce texte, il fallait lire celui d'avant, et aussi, être dans ma tête, ce qui n'est pas évident, je le concède ;)



B

ah pardon madame: c'est pas Laura qui s'est cassé la gueule dans la prairie, c'est sa petite soeur! (je connais mes classiques).
Répondre
L


oui, dans le générique, mais une autre fois, c'était Laura (connaissances TRES pointues).



P

Facile de casser une ligne éditoriale : prendre de la hauteur (sur les choses) et lâcher (prise).
Répondre
L


Tu serais pas infirmière, toi? 



L

Trop fort cette chute !!! Je veux la même dans mes articles !
Répondre
L


Tu peux la prendre ;)



A

Tu peux écrire mais pas dessiner. Ou alors tu laisses faire Chouquette !


Moi c'est bien ce que je fais, et si quelqu'un voit un de mes dessins, je dis que c'était un de mes enfants !


 


Enfin, tout ça c'est une blague, parce qu'il est vraiment très joli ton trait !
Répondre
L


Merci, je me suis beaucoup appliquée, j'y ai mis tout mon coeur.



A

C'est ce que disent les mauvaises langues, mais il ne faut pas les écouter !!!
Répondre
L


Je ne vais plus rien oser écrire, du coup.



A

Ne serais-tu pas gauchère ?
Répondre
L


Les gauchers tracent mal? 



C

je trouve ça brillant mais je ne sais pas trop comment rebondir...en tous cas je suis super contente que tu reviennes (et là j'ai du Fiori qui se met en route dans la tête )) avec ou plusieurs
lignes éditoriales )
Répondre
L


Ma préférée de Fiori! Et merci, au fait, d'avoir fait coucou quand j'étais en bas!!!!



P

et pourtant Belette c'est ça la vie: un jour du poissonier, le lendemain la belle maman à l'hopital, ensuite la dernière bourde du chef de bande, bref, je ne crois pas au feuilleton plus belle la
vie, ou alors c'est du pipo sur toute la ligne.


Ok on ne peut pas plaire à tout le monde, et puis quelquefois j'en ai marre des gens qui lisent, et ne laissent jamais de commentaires, sauf le jour où ça les démange d'être aggressifs..


Belette, il y en a plein qui sont ravis de te lire et c'est là l'essentiel!! les autres, comme disait ma belle mère, "il n'y a qu'à laisser tomber".


 


Là dessus, reprends ton envol et continue de nous faire rire, sourire ou pleurer!!


Pascale
Répondre
L


oui, c'est la vie, la question était de savoir ce qu'était un blog ;)



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