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Le monde dans tous les sens.

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Ce fut palpitant. 

A l'issue de mon questionnaire, vous avez été un certain nombre à donner votre avis sur ce blog, et sur son cheminement. 

Malheureusement, les vacances en ont empêché d'autres de se battre pour leurs idées. 

J'ai cependant constaté une certaine unité commentateuriale, ce qui me facilite bien la tâche pour vous livrer les résultats, et ce qui, surtout, me conforte sur les grandes orientations du blog de mes impostures pour les 5 jours à venir.

1) Est-ce que je continue les "Ma vie avec des listes de mots", ou bien c'est chiant? 

C'est la question qui a suscité les prises de position les plus tranchées. 

Ces billets ont leurs aficionados (certains ne viennent sur le blog QUE pour eux et se contrefoutent de mes histoires de nounou pourtant passionnantes), et leurs detestados. 

Toutefois, puisque la majorité des lecteurs réguliers semble préférer leur cessation immédiate sous peine d'huissier, j'annonce solennellement que ma période "Liste de mots" est aujourd'hui derrière moi. 

Miss Miette, le texte que tu as affiché dans tes toilettes est désormais un collector.

Ceux qui aimaient ces billets, c'est promis, un jour, je vous emmènerai dans mon champ de M&M's.

-2) Vous préférez un ou deux billets étoffés par semaine ou un billet chaque jour même s'il y en a de très courts? 

A une exception près, vous prônez la quotidienneté, avec, pourquoi pas, des jours illustrés par une simple "maxime de la belette" (excellente idée qui me permettra de dire en maxime ce que je ne peux traiter en billet...).

-3) Est-ce que des thématiques régulières vous intéresseraient (genre le lundi, le questionnaire de l'imposteur, le mardi, un billet culinaire,...), ou je continue à faire n'importe quoi n'importe quand? 

Unanimité. 

Vous vous tapez de mes thématiques régulières et vous vous vautrez dans un n'importe quoi qui est ce qui me correspond le mieux (d'après vous) (alors que pas du tout). 

-4) J'aimerais beaucoup que des touches artistiques et bricoleuses viennent prêter leur talent à l'édification d'une nouvelle ère pour ce blog. Pour de nombreuses choses, j'ai besoin d'un coup de main.

Alors, soi-disant vous n'avez aucune possibilité d'intervenir en quoi que ce soit pour me donner un coup de main, ou, si vous avez un talent, vous préférez vous le garder. C'est dégueulasse : est-ce que moi je garde mon talent pour moi? 

-5) Si quelqu'un sait comment afficher les icônes "Facebook" et "Hellocoton", qu'il me le fasse savoir...

On m'a donné des pistes, mais me parler "widget de plate-forme", c'est comme ne rien me dire. 

-6) Est-ce que la diversification médiatique (les films, les dessins, les photos) vous plaît (en dépit de certaines imperfections, il est vrai), ou bien on reste sur du texte? 

Là, vous dites, why not, mais "si ça reste secondaire et illustratif" par rapport au texte.

Merci cependant à ceux qui se sont battus pour mon cactus.

Je poursuivrai donc les tutoriels et vidéos, ponctuellement, ainsi que diverses surprises (vous avez dit que vous aimiez le n'importe quoi, c'est ça?).

- 7) Est-ce que l'idée que je teste des choses aurait un intérêt, et si oui, lesquelles? 

Question qui n'a pas soulevé un intérêt débordant. Mouais, si tu veux, m'a-t-on dit, avec une préférence pour du culinaire, ou des trucs "de l'extrême" (ça, ça m'inspire). 

- 8) Est-ce que vous aimeriez un blog plus collaboratif, avec d'autres intervenants réguliers (qui pourraient être vous)?

Globalement, vous n'êtes pas très ouverts d'esprit, et préférez lire tout le temps les mêmes conneries de la même personne. 

Je me permettrai toutefois, en douceur, de solliciter quelques experts de différents domaines, afin qu'on sorte un peu de mes sempiternels non-thèmes. 

Sinon, j'ai aussi noté que :

1) ma gentillesse ne vous a pas plus émus que ça, voire vous a fait "un peu peur, là".  Je redeviens tyrannique, ça me demandera moins d'efforts.

2) si je continuais dans telle ou telle voie sans votre approbation, vous vous en foutiez (ouf).

Enfin, et surtout, je tire une chose de cet échange : 

La Belette n'à qu'à faire ce qu'elle veut de son blog, on s'en fout.

Hum, je sais pas trop comment le prendre.



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Alors, vous avez jusqu'à vendredi pour donner vos réponses au Questionnaire, faute de quoi ce ne sera plus la peine de dire à tout le monde que vous êtes un citoyen engagé pour la sauvegarde de la belette en milieu hostile. 

En attendant, j'ai l'honneur de vous présenter en avant-première une interview de la Belette qui paraîtra bientôt dans le Washington Post. 

Comme vous le savez, la Belette est très avare de parler d'elle. Voici donc un moment à savourer comme un bon concombre bio. 

La Belette glandant sur son canapé, une interview exclusive

Par quelqu'un qui était dans la même pièce et a tout entendu

La Belette, merci de nous faire l'honneur de glander face à nous sur votre canapé. Puis-je vous appeler votre Impériale Grandioseté?

Non, la Belette, ça suffira. J'aime la simplicité, et je suis unique, de toute façon. 

Merci beaucoup. Comment vous sentez-vous depuis que votre blog, pourtant lancé incognito, a atteint les 6 visiteurs mensuels? 

Les choses avancent d'elles-mêmes et connaissent le succès quoi que je fasse. Le blog ne déroge pas à la règle.

Parlez-nous un peu de ce blog. Diriez-vous qu'il est egocentré, impudique, narcissique et prétentieux? 

Oui, vous le résumez assez bien. Il est aussi puéril et vain. Ce sont des qualités qu'apprécient beaucoup mes lecteurs. 

Est-ce que ce blog représente quelque chose de particulier dans votre oeuvre?

Oui, incontestablement. Le reste de mon oeuvre est consacré à d'autres que moi, et c'est une imposture qui, à force, me fait douter de tout. Sauf de moi, bien sûr. Je peux également dire que le blog remplit parfaitement son rôle d'"espace de lâchage", même si, je suis obligée de le reconnaître, j'ai très envie de dire des trucs qu'un reste de civilité m'empêche de délivrer. C'est dommage, parce que je vous assure qu'il y a vraiment de la matière.

Merci, vous êtes aussi passionnante en vrai qu'en virtuel!!!

Quelle est votre question? 

Essayez-vous parfois de prendre du recul sur votre blog, son intérêt, sa vocation?

Oui, et c'est dans ces moments-là que j'ai envie d'arrêter. C'est aussi l'un des grands sujets de ma vie : dès que je prends du recul, j'arrête d'avancer. 

D'où puisez-vous votre motivation alors, cette persévérance qui vous fait habituellement défaut?

C'est quoi cette question débile? Bon, vous me faites pitié, alors je réponds. Je puise ma persévérance de mes lecteurs adorés : je sais que, lorsque j'ai ce con de Nicolas au téléphone (le mec de ma mutuelle) ou que je dois affronter Nadine la maîtresse de ma fille, des petits bouts de gens très très bien m'accompagnent. Je me sens alors toujours aussi con, mais moins seule. C'est déjà ça. 

Qu'est-ce qui vous touche le plus? 

La même chose que tout le monde, mais adapté à la Belette. C'est débile aussi, comme question. 

Est-ce que vous êtes fière des gens qui vous lisent? 

Très. Vous n'imaginez même pas. Ceux qui commentent sont des génies, des merveilles de culture, de sensibilité et de second degré, et ils me donnent envie de continuer juste pour lire leur prose. Ceux qui ne commentent pas mais reviennent régulièrement sont pour moi d'autant plus admirables et exceptionnels que des célibataires sans enfant se retrouvent avec des histoires de sorties scolaires et autres nounous, des non-Parisiens se farcissent mes brunches et autres parisianetés, et des intellos endurent mes séquences "Voici, Feux de l'amour et je glande donc je suis". Je me permets d'ailleurs d'ajouter que j'ai toujours trouvé saoulants les gens qui parlent de leurs mômes à longueur de temps et que c'est pourtant désormais ce que je fais sur mon blog, avec en plus d'interminables descriptions de rendez-vous chez le pédiatre ou encore de palpitantes réunions de parents d'élèves. Dans mes moments de recul, où je découvre des "blogs de maman, blogs culinaires, blogs littéraires, blogs créatifs, blogs de profondeurs diverses", je ne peux m'empêcher de m'interroger... 

Mais qu'est-ce que les gens foutent sur mon blog où il ne se passe rien putain? 

Et puis, je repense à la formule de Jeanne : "Je viens chez toi pour me purger".

Je crois que Jeanne a donné la clé.

Une polémique a récemment mobilisé vos lecteurs. Etes-vous un tyran? 

La polémique n'était pas sur ce sujet. Je suis indéniablement un tyran. La question était de savoir si je devais me la jouer gentille ou pas avec mes lecteurs pour obtenir des choses d'eux. Le débat est ouvert (jusqu'à vendredi, après c'est fini, c'est clair?). 

Est-ce que parfois ça vous saoule d'écrire des billets? 

Jamais. Pur plaisir. J'aurais bien aimé vous dire que je me force à écrire des conneries, mais non, tout me vient très naturellement. 

Un mot pour conclure en attendant une prochaine interview : vous êtes si riche et complexe !

Putain. C'est le mot qui résume toujours le mieux mes émotions, et la teneur de ma pensée. 

Ah, et aussi. Apparemment, vous êtes un certain nombre à "rattraper les billets non lus" lorsque vous êtes de passage sur le blog. Vous me donnez l'impression d'écrire des trucs haletants... C'est gentil, ça. 

Les gens sont gentils avec les tyrans, finalement. 

 

 

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Il y a quelques jours, mon frère m'a dit : "T'es de plus en plus tyrannique avec tes lecteurs" (il a fait un parallèle avec Hitler, mais j'ai trouvé ça un peu exagéré). 

J'ai réfléchi, et je me suis dit qu'en tant que lecteur assidu depuis J6 (jusqu'à J5, je restais discrète sur l'existence de mon blog, et voyant que je culminais à moi-même comme lectorat, je suis passée à la phase 2 : j'en parle), il avait, pourquoi pas, le droit de s'exprimer, et de critiquer.

Après tout, j'ai d'autres frères.

Cela dit, cette perception, ajoutée aux pleurs de nombreux lecteurs obligés de se justifier de "ne pas pouvoir écrire de commentaire depuis leur IPhone ou leur IPad, malgré une envie irrépressible d'en faire", j'ai décidé de faire amende honorable, et de changer du tout au tout. 

A partir de maintenant, je suis votre dévouée. Je vous prie de m'excuser pour les maltraitances dont vous fûtes régulièrement l'objet et vous assure que maintenant, c'est fini. 

D'accord, merveilles d'amour suprême?

Alors, chéris adulés, j'ai maintenant quelques questions à vous poser. Mon frère a eu la gentillesse de me faire un retour constructif sur le blog, j'aimerais beaucoup, si cela ne vous dérange pas trop, si cela est digne d'intérêt pour vous, et bien sûr si vous avez 2 minutes à me consacrer, que vous m'aidiez à améliorer les choses. Réponses sincères attendues, pour un "moment de partage et de vivre ensemble".

-1) Est-ce que je continue les "Ma vie avec des listes de mots" (cf rubrique à droite), ou bien c'est chiant? 

-2) Vous préférez un ou deux billets étoffés par semaine ou un billet chaque jour même s'il y en a de très courts? 

-3) Est-ce que des thématiques régulières vous intéresseraient (genre le lundi, le questionnaire de l'imposteur, le mardi, un billet culinaire, le mercredi, un sujet "Humeur"...), ou je continue à faire n'importe quoi n'importe quand? 

-4) J'aimerais beaucoup que des touches artistiques et bricoleuses viennent prêter leur talent. Est-ce que parmi vous il y aurait un graphiste qui pourrait faire une jolie maquette, quelqu'un qui saurait dessiner "La Belette" (pour faire un petit label...), des comédiens pour les tutoriels (Benjamin, merci pour ta proposition, mais pour le rôle de la nounou, j'ai peur que même avec une barbe, tu ne fasses pas l'affaire). Je me rends compte que, malgré mes prédispositions pour le dessin (quoi, vous n'avez pas aimé mon cactus, ni mon champignon? ) et pour de nombreuses choses, j'ai besoin d'un coup de main.

-5) Si quelqu'un sait comment afficher les icônes "Facebook" et "Hellocoton", qu'il me le fasse savoir, ou plutôt qu'il me le fasse. Ceux qui sont arrivés à s'abonner malgré tout, franchement bravo. 

-6) Est-ce que la diversification médiatique (les films, les dessins, les photos) vous plaît (en dépit de certaines imperfections, il est vrai), ou bien on reste sur du texte? Si ça vous plaît, on peut aussi faire des musiques, des chansons ("Ya quelqu'un qui m'a dit, que, j'étais un champi, c'est quelqu'un qui m'a dit, que j'étais hors saison, mais qui c'était ce con, hum hum hum hum hum hum hum"), auquel cas j'aurais besoin de musiciens... (sinon, je fais tout avec les maracas que m'a ramenés Mathilde du Gabon, je vous aurais prévenus). 

- 7) Est-ce que l'idée que je teste des choses aurait un intérêt, et si oui, lesquelles? 

- 8) Est-ce que vous aimeriez un blog plus collaboratif, avec d'autres intervenants réguliers (qui pourraient être vous)?

Voilà, un immense merci à ceux qui voudront bien répondre.

PS : Marine Le Pen a critiqué hier les bruncheurs parisiens du dimanche. Moi aussi, ils m'énervent (on était beaucoup trop nombreux au Pershing Hall hier midi, on peut plus bruncher tranquillement à Paris). 

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Céci doit recruter une nounou et m'a demandé de lui indiquer des questions "piège" à poser lors du casting.

Avant de réaliser un tutoriel, voici un premier débroussaillage de ce sujet Ô combien foisonnant...

Quelques mises en garde d'abord :

- le plus crucial, et ce vers quoi toute l'attention doit finalement porter lors de l'entretien, ce ne sont pas les réponses de la candidate, mais le méta-discours, le supra-discours et l'entre-discours. Autrement dit, on regarde comment elle se comporte et on se penche sur sa façon d'être plus que sur ses réponses. L'expérience prouve en effet que la plupart de ces dames sont hyper rodées à l'exercice et donc savent qu'à la question "Que faites-vous avec les enfants?", il ne faut pas répondre "Je les laisse jouer tout seuls pendant que j'appelle une copine", mais "Je les éveille, c'est très important, je joue beaucoup avec eux, je leur prépare de bons petits repas, je les sors au square et je fais attention à leur rythme". 

- une "mauvaise" réponse n'est pas forcément disqualifiante (cela peut être de la maladresse, vous l'impressionnez), alors qu'une trop parfaite peut sembler louche. 

- enfin, et surtout, j'aurais aimé vous dire le contraire, mais un excellent entretien, de bonnes références et une apparente adéquation générale, ne sont en aucun cas la garantie qu'avec vous tout se passera à merveille (hihi). 

- cela dit, puisque je travaille de la maison, j'ai des exigences très supérieures au commun des parents qui, eux, ne voient pas ce qu'il se passe derrière leur dos, et n'ont pas à se coltiner une pipelette ou une super intrusive à longueur de journée. 

Ce que doit faire impérativement la nounou :

- vous écouter avec passion 

- s'intéresser spontanément à vos enfants (et pas leur donner des coups de pied par derrière)

- ne pas vous interrompre quand vous dites des trucs chiants

- être très positive et enthousiaste ("Mon programme changera chaque jour? Super, j'adore!")

- répondre à vos questions sans mépris pour leur débilité ou leur évidence

- être naturelle, gentille, souriante (la blasée est à bannir sans hésitation, sa vie doit commencer avec vous)

- dire que vous avez raison dès que vous prenez position sur un sujet éducatif ("Moi je ne leur fais que des fruits et légumes frais, mais je pense que les parents doivent leur préparer uniquement des coquillettes, je suis d'accord avec vous"). 

- n'aborder la question du salaire que si vous en avez déjà parlé, et uniquement pour dire qu'elle est d'accord avec le montant

- ne pas évoquer le contrat et toutes ces conneries, elle signe et c'est tout

- dire qu'elle peut commencer le jour qui vous arrange, et annoncer qu'elle prendra ses vacances en même temps que vous

- trouver une solution à chacun de vos problèmes (Les jours de grève? Je campe en bas de chez vous! Vous êtes fatiguée? J'arrive une heure plus tôt pour tout gérer!)

Ce que vous devez faire : 

- rien de spécial, soyez vous-même, c'est quand même pas vous que vous embauchez, rappelons-le

Ce que votre marido doit faire :

- assister à la conversation voire intervenir, ne pas avoir les yeux rivés à son téléphone pendant qu'elle parle, et surtout, ne pas être passif puis dire une fois qu'elle est partie "Mais pourquoi tu ne lui as pas demandé ça?" ou "Mais fallait surtout pas dire ça!!!".

Voilà pour les grandes règles, après pour les questions, laissez libre cours à vos envies, vos audaces et votre curiosité. Sortez des sentiers battus pour voir si elle a "ce petit plus" qu'aucune n'a, globalement. 

- Que ferez-vous le jour de l'anniversaire de ma fille? Elle doit dire "je lui prépare son gâteau préféré, je l'emmène voir un spectacle et je lui offre un super cadeau" et pas "rien de spécial, pourquoi?".

- Si ma fille est malade et que je dois lui mettre du collyre et que ça me saoule, que faites-vous? J'arrive plus tôt le matin et je repars plus tard le soir pour que vous n'ayez pas à le faire. 

- Est-ce que vous aimez manger? Vous comptez nous faire quoi, par exemple? 

- Si vous oubliez de faire quelque chose que je vous ai demandé, vous me dites "Désolée, j'ai oublié, que puis-je faire pour être pardonnée?", ou vous me dites "Non, je l'ai fait, je vous assure qu'elle a bien pris ses antibiotiques". 

Voilà Céci, si tu as d'autres points à éclaircir, n'hésite pas. 

J'espère aussi que mes 1800 heures de casting serviront à d'autres. 

 

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Pour changer, un point sur l'évolution de ma situation en terme de "garde d'enfants".

Après un casting épique pour trouver une nounou (billets ici, là, là, et encore là, sans oublier là et là, et là là là)(je suis héroïque), des heures de prise de tête et des déceptions en rafale, nous avons finalement opté pour Sandra, la nounou portugo-allemande qui vient avec son fils de 14 ans. 

Nous en sommes contents (cela mérite une ligne dédiée).

Alors que le glas de nos mésaventures semblait avoir sonné de façon définitive, l'autre famille de la garde partagée a dû interrompre sa collaboration (non, on n'a pas la poisse, c'est juste un positionnement défavorable de ce con de Saturne)(je préfère Pluton).

Nous avons passé une annonce et démarré le casting de famille.

Premier épisode désastreux avec Céline qui voulait qu'on prorate. Et moi je dis, dans la vie, ya ceux qui proratent et les autres (pas nous). 

Second épisode avec Inès. 

Au téléphone, Inès s'est montrée sympa-réceptive-très open (malgré mes "c'est atypique", "le fils de 14 ans est là aussi après l'école", "la nounou n'est pas une nounou au sens classique du terme").

Inès est venue samedi avec sa fille de 2 mois, Gisèle et son mec, Vincent (le mec d'Inès, pas de Gisèle). 

Ouais, super, on peut faire comme ça, ouais super, on pourra faire ci, ouais super, ça nous va très bien. Ouais on est super cool, on bosse tous les 2 chez Sony Music, ouais super, on a des postes à responsabilités on est super. 

Bref, si ce n'est la remarquable intervention de mon marido au sujet des vacances, tout semblait rouler à merveille, OK mercredi je viens chez vous avec Crumpette pour que vous puissiez voir la nounou. 

Et puis, mercredi matin, texto:

"Désolée, après réflexion, cette garde ne fonctionnera pas pour nous. Gisèle est encore très petite, et nous allons finalement démarrer plus tard la garde. Et le fait de changer d'appartement chaque jour ne nous convient pas."

Je réponds : "Nous avions plutôt parlé d'alterner une semaine chez vous/ l'autre chez nous, et on pourrait commencer plus tard, mais si vous ne le sentez pas, je comprends."

Elle : "Oui, on va dire ça. Bonne chance pour vos recherches."

(là, vous êtes priés d'écrire un commentaire avec la mention "sale pute", "pauv meuf", "quelle conne" ou autre).

Je me dois également d'ajouter que dans la minute qui a suivi j'ai reçu un appel de notre dernière nounou ( celle qui a passé 2 mois en arrêt maladie sur les 3 où elle était chez nous) (celle également dont le portable ne fonctionne plus depuis une semaine, et qui ne nous a toujours pas signé la fin de son contrat).

Oui, la Belette, j'ai un problème avec la sécu, ils n'ont toujours pas reçu l'attestation de salaire.

Ah, pourtant je l'ai envoyée deux fois. 

Il faut la leur faxer d'urgence avant 12H.

Je ne suis pas à la maison, là, et je n'ai pas de fax. 

Je vous passe ma nouvelle patronne. 

La bouffonne patronne: vous pouvez passer déposer le document au travail de mon mari si vous n'avez pas de fax (pas de problème, je n'ai que ça à foutre). Il faut vraiment vous en occuper, là, je pense que c'est la moindre des choses, par respect pour le travail de Dédée (la nounou), à cause de ça (de moi, donc) elle est dans une situation bancaire très critique". 

(j'ai adoré ce petit ton, j'espère que vous imaginez combien ma matinée fut agréable hier). 

Bref, exit Inès donc. 

Une certaine Estelle m'appelle. Elle a une fille de 10 jours et habite juste à côté.

Elle commence à vouloir me proratiser, mais je devance le truc : "Alors, on fait comme vous voulez, soit on prend notre nombre d'heures réel et on proratise les heures où il y a Chouquette, soit on vous fait cadeau de 10 heures dont on n'a pas besoin".

Elle - Ah Ok, bon euh d'accord. 

Moi - Voilà, sinon, en ce qui concerne le salaire...

Elle - Le salaire de la nounou vous voulez dire?

Moi -Oui, car moi je ne suis pas payée hihi...

Elle - Pardon? 

Moi - Non, rien. 

Moi - Sinon, je dois vous dire aussi qu'à partir de 16H20, le fils de la nounou vient souvent la rejoindre et reste avec elle, il joue avec ma fille de 3 ans. 

Elle : Ah mais euh moi je ne veux pas que ce soit lui qui s'occupe de ma fille, qui la change ou lui fasse les soins, le contrat est avec sa mère, pas avec lui. 

Moi - Non, bien sûr, ne vous inquiétez pas, ce n'est pas lui qui s'occupe des bébés.

Je la sens super moyen, mais comme les propositions de garde à partir de juin ne pullulent pas et qu'elle répond aux principaux critères, je la reçois. 

J'arrive à 15H26 pour 15H30, et elle est déjà à ma porte. 

Elle est un peu au ralenti (...), du coup je la réveille :

Vous avez vu, c'est pas trop loin hihi!

Ah euh, non, ça va.

(putain c'est 2 minutes). 

Elle s'assoit sur le canapé et sort son petit carnet sur lequel elle a déjà noté toutes les conneries informations que je lui ai données au téléphone.

- Donc euh, vous avez deux filles, c'est ça?

- Oui, c'est ça. 

- Alors attendez, déjà, euh, je me présente, parce que ça peut être intéressant aussi de se présenter, donc je m'appelle Estelle, j'ai 29 ans, bientôt 30, mon mari s'appelle Etienne et a bientôt 31 ans. On est tous les deux ingénieurs, on a fait l'X ensemble (quand je pense que j'aurais pu la rencontrer pendant mes études), je travaille truccompliquéj'airiencompris à Bercy, et mon mari travaille chez Saint Gobain. Et vous?

Alors, moi je suis astrophysicienne, et mon marido est ingénieur Eaux, Forêts et Belettes. 

Elle reprend son petit carnet, m'explique sa philosophie horaire (pas question de prendre la nounou plus des 50 heures règlementaires, les jours où on finit tard on prendra quelqu'un en complément). 

Je dis très bien, pas question qu'elle fasse plus de toute façon (ou juste pour nous, mais ça ça compte pas).

Je vois des schémas et des annotations sur son cahier, elle m'indique qu'elle est "très carrée, très organisée" (mais euh, carrée carrée?) (mais c'est mon âme soeur!).

Une angoisse commence à m'envahir. Disons que si vous cherchez du fun, ce n'est pas chez elle qu'il faut sonner. 

Sur ce, débarquent Sandra, son fils André, Crumpette et le fils de la famille actuelle.

André porte le petit de l'autre famille, alors que j'avais dit qu'il ne s'en occupait pas.

Sandra est tout émue, s'affaire dans tous les sens pour faire bonne impression, bafouille quand on la questionne. 

Je vole à son secours et m'improvise interprète de portugo-allemand. 

- Vous travaillez depuis longtemps avec des enfants?

- Je travailler avec La Belette und je avoir mon fils und avec lui grande experiencia.

- Elle explique qu'à l'origine elle travaillait ici en tant que femme de ménage, puis qu'au fil du temps une relation de confiance s'est installée entre nous, et c'est naturellement qu'elle est devenue notre nounou.

- Et comment se passe la journée?

- Pour moi être très importante bien le matin und avoir tout bien je moi regarder et cé très contente.

- Elle dit qu'il est capital pour elle de prendre ses marques chaque matin et d'assurer une organisation fluide qui intègre les contraintes de tout le monde : c'est ainsi qu'elle se sent à l'aise.

- Mais j'insiste sur le fait que JE NE SOUHAITE PAS que votre fils s'occupe de ma fille, le contrat est avec vous, il faut que ce soit clair.

- Non (Sandra est choquée), non c'est toujours moi me occuper les enfants, lui cette pas faire jamais !!!!

Sur ce, Sandra s'en va chercher Chouquette.

- Voilà, vous avez d'autres questions ou zones floues?

- Tout me semble vraiment tentant, à part juste une chose : je ne veux vraiment pas que son fils s'occupe de ma fille, à la limite qu'il joue avec elle quand elle est sur son tapis d'éveil, et c'est tout.

- 1) Tu crois vraiment qu'un môme de 14 ans a envie de changer la mierda et de donner des antibios à ton môme? 

2) On peut aussi partir du principe que j'ai moi aussi dans l'idée que ma fille soit en sécurité, et que donc je ne la laisserais pas dans une situation dangereuse.

Bref, finalement elle est partie, on s'est dit qu'on se tenait au courant, elle m'a dit je suis motivée, j'ai dit OK, mais dès la semaine prochaine je lui dis que "Je suis désolée, mais cette garde-là, je la sens pas". Moi aussi je peux faire mon Inès. 

 

 

 

 

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Parmi les rituels auxquels je pensais pouvoir échapper, il y a les sorties scolaires.

Au début de l'année, je répondais sereinement non quand on me posait la question de l'accompagnement : je montrais mon ventre de femme enceinte (sinon, je ne le montre pas spécialement), et c'était réglé, ok, j'y vais pas, on fait comme ça. 

Et puis... Il a bien fallu que j'inscrive mon nom sous l'une des dates proposées (tout le monde le faisait, je pouvais pas dire que j'avais un billet à écrire pour mon blog à chaque fois).

Et puis... La date est arrivée. 

Ce matin, c'est avec une immense joie que je me suis pointée (en retard, c'est plus discret) dans la classe, en partant du principe que si ça se trouve, ce serait sympa.

Voici quelques-uns des protagonistes majeurs de cette sortie :

- Nadine, l'inénarrable maîtresse, mélange de sympathie (une chouïette) et d'hyper sévérité, de coolitude et de certitudes, de je souris et après je souris plus du tout (avec pour moi la difficulté permanente de savoir où elle en est là, Nadine)

- des papas : un hyper antipathique (j'ai tenté 2-3 lourdeurs pour le dérider, en vain, du coup après quand il a essayé de me parler, j'ai tourné la tête) (en plus, il a super bien expliqué à sa fille le truc de pâtisserie, ça m'a énervée) et un autre qui souriait tout le temps sans qu'on sache pourquoi

- des mamans :

* la mère de Blanche qui d'emblée m'a dit : "Ah vous, vous n'allez pas abandonner votre fille cette fois, je vous ai repérée l'autre jour" (allusion subtile et bienvenue au jour où j'ai croisé la classe pendant le défilé déguisé dans la rue, et où je n'ai pu m'arrêter que quelques minutes avant de repartir)

* 2 autres mères hyper à l'aise dans leur rôle d'accompagnatrice scolaire (pénibles, donc, j'aime la complicité dans le "qu'est-ce qu'il faut faire?, et là yen a pas eu)

* une mère enceinte hyper antipathique aussi (je lui ai dit "ah vous avez du courage de venir enceinte, moi je ne l'ai pas fait hihi (rire bête)", elle m'a regardée interloquée et n'a même pas fait semblant de sourire)

- les enfants :

* Léonard et Diane que Nadine m'a attribués (un emmerdeur et une saoulante) + Chouquette

* Maélys en mode "Et moi, j'ai pas" toute la matinée

* Eglantine que sa mère m'avait présentée comme précoce, mais qui est juste pénible

* Barnabé très branché "gentil/méchant" ("et lui il est méchant, mais elle elle est gentille", "ça, c'est méchant")

* Léa l'incontournable (celle grâce à qui j'ai convaincu mon marido de ne pas appeler Crumpette Léa), qui est amoureuse de moi, ambiance je te regarde avec des yeux de Loana tout en caressant tes bras pendant des heures, au secours quelqu'un peut-il enlever immédiatement cette serial killeuse névrotique de ma vue. Léa ne parle pas, fait connerie sur connerie, et poursuit sans arrêt Chouquette pour l'embrasser (Chouquette : "t'arrêteu Léa sinon je te griffeu") (j'ai fait genre j'avais pas entendu, moi aussi j'avais envie de la griffer, et aussi de la claquer).

Nous quittons la classe, direction le métro.

A mon bras, Léonard s'essuie sur les murs, saute dans les flaques et marche à reculons, tandis que Diane me saoule avec ses histoires de parapluie avec "achat que les chats comme les chats". Chouquette quant à elle n'a pas compris que "maman à l'école" c'était pas comme "maman à la maison" et que donc il fallait continuer à être comme d'habitude à l'école (ne pas chouiner).

Dans le métro, je "discute" avec Nadine au sujet de la validation des acquis en maternelle. Elle m'indique que dans cette école, ils n'en font pas avant la dernière section, ce que je trouve très bien (elle s'en fout, mais je lui dis quand même). "On a refusé de faire ça, enfin moi j'ai refusé, et les autres m'ont suivie". "Oui, je me doutais que ça venait de vous" (elle ne m'a pas entendue, et avec le recul, je crois que c'est mieux). 

J'ai l'impression que suite à cette conversation, Nadine m'a définitivement classée dans "J'ai eu ma fille à 16 ans" (disons que j'ai eu quelques élans spontanés au cours de notre échange qui faisaient pas très "je suis une adulte posée").

Pendant le trajet, la mère de Blanche me glisse un "Partez pas hein, je vous surveille" (je vais me la faire). 

On arrive à la Villette. Il pleut/vente et nous avons une interminable marche, c'est très agréable. 

La mère de Blanche n'est pas foutue de gérer les 2 mômes qui sont avec elles, elles les laisse monter sur un muret, et du coup les miens veulent suivre. 

Non, n'y allez pas, ne faites pas comme ces cons, c'est dangereux et on est les derniers.

Si on veut y aller, on veut faire comme eux, ouiiiiiinnnnnnnnnnnnnnn.

Bon, d'accord, attendez, nan mais Léonard ne cours pas, Diane ne saute pas putain, Léonard qu'est-ce que j'ai dit, Chouquette tu vas glisser putain, putain mais Léonard t'es con ou quoi tu vois bien qu'il y a une barrière là.

Sur place, les enfants sont priés d'aller faire pipi. Chouquette n'a "pas du tout envie maman, j'ai déjà fait à l'école". 

On s'installe dans une petite salle avec une animatrice qui va nous parler des abeilles.

La mère de Blanche "Vous êtes toujours là cette fois? hihi".

Moi : Vous n'arriverez pas à me faire culpabiliser hihi (mais pas le même hihi qu'elle).

L'animatrice commence à sortir une abeille en peluche. Suis grave déçue. Moi qui pensais voir de vraies abeilles butiner comme des dingues et tout. 

Alors, vous voyez, les abeilles vivent dans ce qu'on appelle une...

Barnabé : les abeilles des fois elles sont gentilles et des fois elles sont méchantes

Nadine : tais-toi Barnabé

L'animatrice : donc les abeilles vivent dans une ruche et elles...

Barnabé : yen a des méchantes et des gentilles aussi

Nadine : Barnabé, tu la laisses parler maintenant

Maélys : moi j'ai pas vu l'abeille!

Nadine : tais-toi Maélys, on écoute la dame

L'animatrice : elles fabriquent du miel, et...

Barnabé : moi des fois je suis gentil et des fois je suis méchant

Maélys : mais euh moi j'ai pas regardé le miel

( pendant tout ce temps, Léa regarde derrière elle, c'est-à-dire vers moi, en caressant langoureusement mes jambes, je l'arrête, elle recommence, je l'arrête, elle va recommencer, puis surgit Nadine qui l'emmène à 500 km, mais elle continue à me regarder)

L'animatrice distribue du pollen aux enfants pour qu'ils le goûtent.

Léa l'engloutit et retend les mains (elle a bien aimé le savon au miel aussi).

Les autres n'en veulent pas et se font engueuler par Nadine (t'es pas à la maison ici Théo, tu goûtes et c'est tout).

Maélys : j'ai pas eu du miel moi ouinnn

Nadine : tu vas en avoir Maélys, calme-toi

Barnabé : c'est parce que les abeilles elles sont gentilles et les méchantes elles sont méchantes

L'animatrice : vous voulez nettoyer la ruche? Qui veut nettoyer la ruche?

Barnabé : moi je veux, paque je suis gentil 

L'animatrice prend deux enfants du premier rang. 

Maélys : moi j'ai pas balayé ouinnnnn

Chouquette : maman je veux faire pipi

Moi : attends un peu, tout à l'heure t'avais pas envie

Chouquette : non, je veux faire pipi maintenant

(je suis sûre qu'elle fait jamais ça avec Nadine)

On descend, ratant la moitié de la séance. 

Quand on remonte (La mère de Blanche :" Ah, vous êtes revenue, c'est bien" "Je t'emmerde"), les enfants ont commencé à faire des petits biscuits miel-cannelle. Léa bouffe la pâte en me regardant. Je vais vomir. 

L'animatrice propose de mettre des ailes dans le dos des enfants pour qu'ils aillent butiner dehors pendant la cuisson. 

Il pleut des cordes. On (enfin, Nadine) décide que c'est pas un temps à faire butiner des enfants. J'opine du chef mais tout le monde s'en fout.

Finalement, on repart après cette sortie sans grand intérêt avec des enfants tous claqués par un long week end où ils se sont couché à pas d'heure (la mienne, mais je suis sûre que les autres aussi...).

A l'école, je dois quitter Chouquette pour rentrer. 

Elle hurle.

Nadine la prend de force. 

Je ne suis plus disponible jusqu'en 2028 pour les sorties, j'aurais adoré, mais non.

 

 

 

 

 

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Voilà, un petit medley de fin de semaine qui a bien failli être un riendley parce que l'idée d'arrêter-cette-connerie-de-blog fut persistante ces 3 derniers jours.

- En ce qui concerne la recherche d'une nouvelle famille pour une garde partagée, malgré une annonce pourtant irrésistible, nous rencontrons un problème de taille : les autres familles ont, elles aussi leurs exigences et contraintes, ce qui est inadmissible. 

Par exemple, une certaine Céline que j'ai eue en ligne (après avoir lu son mail qui déjà avait semé un doute dans mon esprit mais bon, après tout, tout le monde ne peut pas, comme moi, être à la fois sympa-intelligente-intéressante- avec ce petit plus, en 2 lignes).

Céline habite juste à côté de chez nous, ce qui, nous en avons convenu, était indéniablement un atout (le seul, en fait). 

Céline pose plein de questions : elle m'emmerde (quelle idée de vouloir savoir comment la garde va se passer, on verra bien, on s'en fout, du moment que ça se passe comme je veux).

Et non mais franchement, quand je dis "j'ai une nounou de confiance", c'est pas la peine de me reposer 20 fois la question (surtout quand on sait que...). La nounou de confiance n'allait pas se transformer dans la conversation en "oui, j'avais une nounou de confiance, mais aujourd'hui, je lui laisse mes enfants alors qu'elle a une regrettable tendance à les laisser jouer seuls dans le square et à les fouetter pour qu'ils se taisent (ça marche pas en plus)."

Céline tombe des nues lorsque je lui apprends qu'on compte donner un congé à la nounou en août pour qu'elle puisse partir au Portugal, et ptet même que nous aussi on partira en août (ouais je sais c'est bizarre de prendre des vacances en août). 

Céline a comme horaires 8H30-20H et ne voit pas le problème (tu peux faire 24/24 aussi, chérie). 

Céline comprend qu'on paie beaucoup plus d'heures que nos réels besoins pour alléger l'autre famille, mais pas que du coup on ne veuille pas rentrer dans le détail sur les heures où Chouquette est là en plus de Crumpette (c'est très aléatoire, et Chouquette s'assoit et dessine, et en plus je suis souvent là pour m'en occuper).

Céline me dit "Normalement, dans ces cas-là, on prorate". 

Ecoute si tu veux pro-rater, on prorate, mais alors on ne paie plus toutes les heures où je ne laisse pas Crumpette (la conversation commence à sentir l'envie de raccrocher).

Bref, je lui ai dit d'aller prorater ailleurs. 

(à sa décharge, je répondais "ça dépend", à chacune de ses questions, ce qui peut faire un peu peur, même si en fait, pour moi, c'est super).

-  J'ai l'impression que les blogs, enfin le mien, sont sujets à des ondes mystérieuses. Par des phénomènes inexpliqués, tous le monde fait la même chose au même moment, à savoir vient (voire s'exprime), puis ne vient ni ne s'exprime (forcément), puis revient etc. Certains jours, l'affluence est considérable (j'ai pas dit à quelle échelle), tout le monde semble se passionner pour le billet, puis, le lendemain (sans corrélation avec la qualité de l'article, je maintiens une qualité irréprochable), seulement 2 visiteurs, et encore, des gens ayant atterri là parce qu'ils ont tapé Stéphanie Le Guellec (la gagnante de Top Chef l'année dernière, vous n'avez pas idée du nombre de gens qui s'intéressent à elle). Je ne sais pas si c'est lié aux aléas climatiques, aux jours de pleine lune, ou au fait que tout le monde ait mieux à faire (quoi?) justement ce jour-là (et pas le lendemain), mais c'est tout de même étonnant. Alors, je me demande si moi aussi je ne devrais pas faire ma maligne puisque vous vénérez le mystère. Je crois que je vais mettre en place une publication très irrégulière des billets. Et toc.

- Depuis 10 jours, mon marido est malade (enfin, quand il est à la maison). 

Quand je lui demande s'il a mal à la gorge ou à la tête, il dit : "Non, je tremble" (et après il me montre comment il tremble). 

Quand je touche son front pour voir s'il a de la fièvre, il déforme son visage façon j'agonise, croyant que ça va augmenter (faire venir? ) sa température. 

Quand je lui dis qu'il aurait quand même pu (mettez le verbe de votre choix), il me répond qu'il est "malade, là".

Quand il est devant son ordinateur, sa fièvre disparaît, et réapparaît dès que je lui demande quelque chose.

Quand il veut se coucher (il est malade, là), il se couche. 

Et là, le miracle se produit : les enfants s'auto-alimentent, s'auto-changent, s'auto-gèrent puis s'auto-endorment !!!

Le matin, il se réveille, après un nouveau miracle qui a géré le biberon de 5h30, puis préparé le petit dej de Chouquette et ses vêtements de la journée. 

Il se réveille à la dernière minute, parce qu'un miracle va sans doute aussi se (re)lever pour habiller Chouquette.

Le miracle a attendu, puis s'est relevé, parce que le malade aime bien prendre de longues douches. 

Et chouquette et le malade sont partis à l'école. 

Quand je pense qu'il y a des gens qui ne croient pas aux miracles. Mon marido y croit, lui. 

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En ce moment, la mode est aux tutoriels.

Comment faire une marionnette en papier crépon, coudre en moins de 3 minutes une robe façon Prada (façon), ou encore mettre un headband (accessoire de tête, truc dans les cheveux) sans avoir l'air d'une statue antique refusée par tous les musées..., les tutoriels vous guident pour vous en sortir dans votre vie courante à l'aide d'explications claires et précises.

Ne pouvant échapper aux tendances, j'ai décidé moi aussi de vous guider pas à pas quelque part.

Mon domaine de prédilection étant particulièrement étendu, j'ai dû choisir pour mon premier tutoriel un sujet sur lequel je peux incontestablement vous apporter un plus par rapport aux autres. 

Voici donc mon premier tutoriel, ou comment faire les bons choix pour son enfant. 


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Cette fois, c'est l'adorable Ginger qui s'est collée au Questionnaire de l'Imposteur et m'a autorisée "à censurer si nécessaire" mais "à ne rien supprimer" (ça va pas non, je n'interviens jamais dans le fil de vos pensées, ça fait partie de la thérapie). 

Le diagnostic de la Belette, juste après.

- Quand as-tu le plus le sentiment d'être imposteur ?
Quand je me rends aux toilettes « Hommes » alors qu'en fait je suis une femme. 

- Si tu devais prendre la place d'une personne connue, ce serait qui et pourquoi ?
Bob l'éponge parce qu'il vit dans un ananas au fond de la mer (et moi pas). 

- Quelle est l'imposture passée ou présente dont tu es le moins fière ?
Celle du jour où j'ai essayé d'imiter une poule effrayée en pleine basse-cour lors d'un repas de famille. 

- Quel genre d'imposture t'énerve le plus ?
L'imposture consistant à me faire croire qu'on va faire quelque chose qui va me plaire, alors qu'en fait non. 

- Qui est pour toi le plus grand maître de l'imposture ?
David Douillet, parce qu'il est quand même très fort (mais la Belette vient juste après). 

- Est-ce que les imposteurs sont tous de pauvres bouffons (si t'as répondu la belette à la question précédente, merci de mettre "bien au contraire" à celle-ci) ?
Je n'ai pas vraiment répondu « la Belette » à la question précédente, mais quelque chose me dit qu'il vaut mieux que je réponde « bien au contraire » quand même (de rien David). 

- Est-ce que tu considères que tu as des progrès à faire en matière d'imposture ?
Oui parce que je suis encore prisonnière d'une légère inhibition de la fonction imposturale due à mon éducation.

- Est-ce qu'il y a dans tes réponses à ce questionnaire une forme d'imposture ?
A part l'imposture fondamentale qui consiste à être moi-même, non, je ne vois pas...

Le bilan de la Belette : Ginger, tu pourrais un jour faire partie de la cour des très grands imposteurs (pas des immenses, je suis la seule). Tu me fais rêver avec ton imitation de la poule effrayée dans la basse-cour (au prochain dîner d'imposteurs, je me prosternerai pour que tu nous la refasses). David Douillet est sans conteste un imposteur. Quant à Bob l'éponge et sa vie dans un ananas, après tout chacun ses désirs secrets. Enfin, pour ce qui est de tes progrès en imposture, tes inhibitions seront très faciles à lever, je m'en porte garante (je fais et défais les éducations comme je veux). 


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Bonjour, 

Parents de Chouquette - 3 ans - et Crumpette - 4 mois, résidant à paris 9è, nous sommes à la recherche d'une famille à même de s'adapter à nos souhaits et principes pour une garde partagée dont voici les grandes lignes :

- Lieu de la garde : variable, c'est-à-dire chez vous quand j'ai envie de ne pas entendre votre mouflet brailler pendant que je regarde les Feux de l'amour, chez nous quand justement je n'y suis pas. Nous tenons également à préciser que dans le cas où vous habiteriez à plus de 8 pas de chez nous, c'est systématiquement vous qui feriez tous les déplacements.

- Horaires de la garde : les horaires pourront fluctuer chaque jour de 6 heures du matin à 5h45 le lendemain, en fonction de notre emploi du temps et de nos sorties, et dans une logique d'improvisation quotidienne très amusante pour vous. Il est évident que lorsque nous solliciterons la nounou tôt le matin, vous devrez la libérer tôt le soir, afin qu'elle ne soit pas fatiguée le lendemain pour garder notre fille. Lorsque la nounou sera restée un nombre d'heures très important un jour, vous garderez votre enfant chez vous le lendemain.

-  Votre enfant : l'âge de votre enfant devra évoluer selon les heures de la journée. Jusqu'au retour de Chouquette de l'école, il aura moins de 4 mois, de manière à consacrer la majeure partie de son temps à dormir et à ne pas avoir besoin d'autre chose que de lait. Puis il aura 4 ans, afin de jouer avec Chouquette et de l'aider à ranger ses jouets - elle n'aime pas ça. Fille ou garçon, nous n'avons pas de préférence, du moment qu'il soit tout le temps calme et ne touche rien. 

- Repas : bien sûr, votre enfant sera nourri à l'heure des repas, dans un principe égalitaire avec le nôtre. Toutefois, si les deux enfants ont très faim en même temps, nous partirons du principe que le nôtre sera toujours alimenté en premier. Si votre enfant consomme autre chose que du lait, vous pourrez acheter tous les aliments nécessaires au marché bio hyper cher dont je vous communiquerai l'adresse, puis tout cuisiner vous-même pour les deux enfants, de manière à ce que la nounou ne perde pas de temps à préparer les repas et repasse plutôt le linge de nos filles. 

- Maladies : dans le cas où votre enfant serait malade, vous devrez le garder chez vous - un nez qui coule sera considéré comme une maladie - et nous garderons la nounou chez nous dans tous les cas. 

- Sorties : parfois, selon mon envie du jour, les enfants iront au théâtre, ou voir des marionnettes. Si l'idée ne vous enchante pas, vous ne serez pas obligés de suivre le mouvement, mais vous devrez régler tout de même l'entrée - cela paiera la place du nôtre. 

- Principes éducatifs : nous aurons une écoute bienveillante pour les vôtres, mais la nounou n'appliquera que les nôtres, légers mais ayant le mérite d'exister. Dans le cas où vous ne seriez pas d'accord avec le fait qu'elle donne systématiquement des fraises Tagada au vôtre afin qu'il ferme sa gueule sur le champ - et en continu - , ou que vous n'approuviez pas le fait que chaque jour soit régi par son lot de surprises, nous serions bien désolés, mais on s'en foutrait, en fait. En règle générale, nous avons une tolérance pour les journées à horaires stricts et rituels bien cadrés, mais nous avons une préférence pour la navigation à vue. 

- Pré-requis à une garde partagée : vous devrez être un atout pour notre portefeuille mais en aucun vous ne devrez nous emmerder pour quoi que ce soit (ne donnez pas votre avis, ne faites aucun commentaire, et tout se passera bien). Si votre enfant émet des sons pénibles, ou se lance dans des mouvements inconsidérés - tout mouvement impliquant un déplacement de la nounou pour s'en occuper -, la garde cessera dans la seconde, mais vous continuerez à payer. 

- Vos avantages dans cette garde : effleurer du coin du regard la vie de la Belette, avec, qui sait, l'occasion de voir un jour une icône tailler sa barbe. 

Voilà pour les grandes lignes, nous restons bien entendu à votre disposition pour vous communiquer la liste des meubles et objets de décoration que vous devrez acheter pour que Crumpette évolue dans un environnement favorable (toute réédition ou copie des pièces vintage serait un motif de rupture du contrat). 

Si vous êtes intéressés, ce dont on ne doute pas, merci de prendre contact avec assistantedelicône@labelette.fr

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